En ces temps tristes et douloureux l'été indien se poursuit, en dehors de la "normalité saisonnière", alors on ressort les terrasses, alors les jeunes pousses poussent... malgré l'hiver, décembre qui arrive certainement.
Alors l'année se terminera en musique
Lalala Napoli reprendra la route des concerts en 2016, le temps que François Castiello termine la sienne avec Bratsch.
En attendant notre prochain concert au festival de courts métrages "Partie(s) de campagne" le 13 juillet prochain , hommage au 7e art et à Naples bien sûr...!!
Contents que notre album soit chroniqué sur les Inrocks.fr et sur Babelmed.net ! Merci à L-J Nicolaou et à Nadia Khouri-Dagher
pour leur sélection musicale, allez-y... jeter vos oreilles et transez maintenant !
"A la croisée des Balkans et de l’Italie du Sud, l’accordéoniste François
Castiello embarque sa troupe dans un tourbillon punk secoué de rires de
clarinette, de stridences de violon, de sifflets de flûte, de
détonations de pétards et de chœurs jetés à la lune. La tarantelle, pour
Lalala Napoli, c’est d’abord de l’énergie brute, un trépignement païen
de vie bouffonne, gaie jusque dans la tragédie. On goûte aux transes
d’Amore sole libertà à pleines dents, avec le sourire épanoui d’un
Falstaff régalé".
Merci à Nadia Khouri Dagher pour sa chronique de notre albumAmore sole liberta !
"Voilà un disque qui vous donnera la pêche,
et une furieuse envie de vous lever et de danser ! L’accordéoniste
François Castiello, membre du groupe de musique manouche Bratsch depuis
des années, a voulu rendre hommage à la culture de ses parents et
ancêtres, originaires de Naples, et nous a concocté un formidable
disque, reprenant des célèbres chansons napolitaines traditionnelles, et
nous en faisant découvrir d’autres, toutes habillées de son style
propre, un peu manouche, un peu swingant, bref un peu de souffle Bratsch
dans son nouveau groupe Lalala Napoli !
L’instrumentiste se fait plaisir ici : il
chante, et en dialecte napolitain, ces chansons qui ont peut-être marqué
son enfance, ou celle de ses parents, chansons-racines en tout cas pour
ce Français d’origine italienne. Chansons devenues célèbres hors
d’Italie aussi, et vous reconnaîtrez, tout comme moi, des titres comme
«Tourterella» ou «Come tha fatto Mametta», que certains appellent aussi
«Come facette Mametta» (Comme t’a fait ta Maman).
La plupart de ces chansons sont des tarentelles, danse et rythme
endiablés typiques de toute l’Italie du Sud jusqu’aux Pouilles. Mais
sous des rythmes de danse et de fête, se cachent des paroles parfois
très romantiques – l’Italie est le pays des «latin lovers», depuis
toujours ! Jugez-en avec les paroles des premiers couplets de «Comme t’a
fait ta Maman» – dont nous vous avons trouvé la traduction en anglais,
mais pas en français
When your mother made you,
when your mother made you… Do you know what she did?
do you know what she did? To knead this nice flesh,
to knead this nice flesh…
What did she put in it?
what did she put in it? A hundred rosebuds
She mixed with a mortar Milk and roses, roses and milk She whisked you up in the blink of an eye! It doesn’t need a gypsy
To figure it out, Cunce’ (Concetta name)
Just how mother made you
I know better than you! Le groupe est en tournée pour l’été : toutes les dates sont sur leur site !"
La Méditerranée (5/5) : Carte blanche musicale à François Castiello
Dernier moment d'une semaine passée sur les rives, au fond, en surface de la Méditarranée. Aujourd'hui, c'est le musicien François Castiello du groupe Lalala Napoli qui nous fait entendre ses musiques de la Grande bleue.
C’est le dernier temps d’une semaine entièrement consacrée à la Méditerranée. Lundi, Sébastien Abis remontait aux premiers temps du processus de Barcelone, et même avant,pour saisir les fondements de la coopération euro méditerranéenne, sans oublier les enjeux d’identité et de coopération de cette ère géographique, bien au delà des seuls pays européens. Mardi, deux films, trois documentaristes, et des hommes, souvent jeunes, laissant pays et familles derrière eux, pour, espèrent-ils une vie meilleure. L’écho avec l’actualité des successives évacuations des personnes en transit à paris, rendant le visionnage de ces films encore plus percutant. Mercredi, ce sont des épaves que des équipées scientifiques fouillent à plusieurs mètres de pronfondeur sous les eaux. De vieilles épaves rendues de plus en plus accessibles à l’archéologie sous marine, par le développement de techniques robotiques et numériques poussées. Et Hier, point d’épave, un bateau en pleine forme, et équipé de fond en comble pour évaluer la pollution et comprendre, prélèvements à l’appui, la raison de la couleur bleue. De sorte que les images que la photographe Lola Reboud a rapportées de cette expédition gagnent en profondeur. Et, aujourd’hui, comme chaque vendredi, nous confions à quelqu’un le soin de décliner en musique le thème qui nous a occupé les jours précédents. En méditerranée la musique est peut-être l’une des choses qui témoignent de manière criante des mouvements de migrations, et des échanges entre les hommes. Hier le fameux « Belle Ciao » était joué en fanfare près de l’ancienne caserne occupée par plusieurs dizaines de personnes en transit, des militants et des élus, pour réclamer un hébergement d’urgence. A la plage 3 du disque de notre invité François Castiello, « Amore, Sole et Liberta » est scandé comme un slogan révolutionnaire d’un autre genre. C’est aussi le titre du disque de Lalala Napoli sorti le 30 mars dernier. Tous les jours, avant que 17h ne sonnent, nous tendons notre micro à quelqu’un pour qu’il ou elle nous fasse le récit d’une émotion. Nous lui demandons de partager de moments marqués par une émotion forte, et qui constitue des bascules. Des étapes inoubliables. Cette semaine nous proposons cet exercice à Antoine Rigot. Ancien fildefériste, il se consacre aujourd’hui à la mise en scène, avec sa compagnie Les Colporteurs. Il parlait hier d’un dernier voyage en Syrie avant son accident. En effet, un grave accident change radicalement sa vie, et il raconte aujourd’hui comment la lecture d’un livre d’Henri Bauchau a accompagné son combat, son chemin médical et personnel. Antigone, Œdipe et la puissance de la littérature vers 16h45.
Programmation musicale : "tourterella" - LALALA NAPOLI1) Pietra Montecorvino - " Comme Faccette Mammeta"2) LA TROBA KUNG-FU – album Santalegria-(2013) "Rumbia"3) Roberto Murolo - "Cannetella"4) Aziz Sahmaoui & University of Gnawa- "Maktoube" 5) Bandista
"Je me suis réveillé avec la mélancolie, « malincunia » en napolitain : texte de François Castiello et musique du clarinettiste Pierre Lordet, un air tout contemporain même s’il est habité d’un fond beaucoup plus ancien. Vous êtes au cœur de Lalala Napoli, projet qui emprunte et réinvente la musique napolitaine et ses tarentelles, une Naples fantasmée par François Castiello, chanteur accordéoniste, que certains connaissent déjà au sein du groupe Bratsch (plutôt identifié du côté des musiques tziganes et de méditerranée). Le répertoire ici emprunte directement aux classiques de la chanson napolitaine, des hymnes de Vincenzo Russo ou de Renato Carosone, star des années 50, auteur du célèbre « Tu vuo fa’ l’americano », ou encore de « Mazurella » ici reprise. Une histoire à laquelle s’ajoute différentes influences, y compris orientales : Mare nostrum étendue à en juger par « Balatella » (composition de F. Castiello).
Album conçu comme un bal napolitain, titré « Amore sole libertà » amour soleil liberté. Le son Lalala Napoli ce sont deux accordéons, flûte et violon, contrebasse, batterie et guitare électrique (l’orthodoxie n’est pas de mise ici) mais surtout la voix de François Castiello qui reprend ici un classique de Salvatore Gambardella (un des pères de la chanson napolitaine, disparu en 1913, admiré de Puccini même qui lui avait offert un piano) le classique le voici : « Come Tha Fatto Mammetta » comment ta mère t’a-t-elle faite ? Un bal aux couleurs en gloire, azur et rouge vibrant sur la pochette du disque et dans les illustrations conçues par Yannis Frier, (graphiste mais lui aussi guitariste) qui dessine ici un paon flamboyant au sommet du Vésuve. Au verso deux Polichinelles avancent seuls sur des barques de fortune, commedia dell’arte moins grinçante que la réalité... On se quitte avec « Nomadella », la nomade, et le bal napolitain se poursuit à la fois médiéval et éternel.
extraits diffusés :
Malincunia (P.Lordet – F. Castiello)
Balatella (F. Castiello)
Come Tha Fatto Mammetta (S.Gambardella)
Nomadella (F. Castiello)
disque : Lalala Napoli – Amore sole libertà (La Curieuse)
concerts : 24 mai à Vernoux / 6 juin La Motte St Martin / le 21 à Nyons (Drôme)... tournée jusqu'au mois d'août
Une ambiance de folie hier soir au Studio de L'Ermitage!
La soirée s'est terminée en bœuf volcanique avec les amis de Télamuré et la guest star Géronimo Milko de Napoli (Aälma Dili, Johnny Montreuil, et autres tribus)...
Paris ! Le soleil est prêt, on est là, on vous attend nombreux ce soir pour enflammer le Studio de l'Ermitage !
Encore quelques heures pour rêver, laisser aller les fourmis dans les pieds et patienter avec les antipasti que voici :
"Amour, soleil, liberté, clament sur leur premier disque
(Amor, Sole, Liberta) le chanteur accordéoniste François
Castiello (de Bratsch) et ses nouveaux amis (flûte, guitare
électrique, contrebasse, violon et batterie) : ensemble, ils
mènent ce bal napolitain jusqu’à la transe, avec une fièvre, une
rage très rock’n’roll."
Amore, sole, liberta !! C'est notre album !! Il est beau, il est tout chaud ! Merci à l'artiste Yannis Frier pour ce visuel incroyable, on est hyper fan !!
Donc il sort le 30 mars chez L'autre distribution et
c'est le moment de se ruer chez son disquaire préféré... ou de se le
procurer en direct sur nos concerts !
Et comme le bonheur est toujours bien accompagné, ça fait plaisir qu'il soit chroniqué sur Télérama et Libé :
"Amour, soleil, liberté, clament sur leur premier disque (Amor, Sole, Liberta)
le chanteur accordéoniste François Castiello (de Bratsch) et ses
nouveaux amis (flûte, guitare électrique, contrebasse, biolonce et
batterie) : ensemble, ils mènent ce bal napolitain jusqu’à la transe,
avec une fièvre, une rage très rock’n’roll." Anne Berthod pour Télérama
C'était super! Nous avons fait la clôture de ce chouette festival Benvenuta L'Italia ! Merci au public chaleureux et à toute l'équipe, nous sommes repartis heureux avec chacun un dessert maison pour le retour en camion...mmmmmm!
Pour aller plus loin, voici une interview qu'on pouvait lire sur le programme de la soirée : 3 questions à François Castiello Pourquoi avoir interpellé le groupe No Mad? pour vous accompagner sur ce projet ?
J'avais ce projet en
tête depuis un bon moment, mais je ne voulais pas "monter"
un groupe en prenant des musiciens qui ne se connaissent pas et qui
n'ont jamais joué ensemble. En effet, pour un groupe le lien entre
les musiciens est primordial. Les musiciens de No Mad? jouent
ensemble depuis plus de 10 ans. Ils se sont rencontrés autour de
leurs vingt ans... La musique se nourrit aussi d'histoires d'amitiés.
J'ai passé du temps avec eux et j'ai senti que malgré notre
différence d'âge, quelque chose était possible. Ce qui m’a
intéressé aussi, c’est le fait qu’ils connaissaient très peu
cette musique : du coup complètement ouverts à mon Naples
fantasmé.
Votre parcours est marqué par la musique des balkans de Bratsch. Pourquoi aborder la musique napolitaine aujourd'hui ?
Naples, c'est mes
origines. J'ai à Naples une grande famille. J'ai envie de me
rapprocher des racines. J'ai parfois, avec Bratsch, chanté des
chansons napolitaines, juste pour donner une "couleur".
Avec Lalala Napoli j'ai eu envie d'aller un peu plus loin.
Les morceaux de Lalala Napoli sont-ils uniquement des reprises revisitées ou y-a-t-il des morceaux créés pour l'occasion ?
Plus de la moitié du
répertoire sont des compositions créées spécialement pour Lalala
Napoli. N’ayant vécu que très peu à Naples, avec les années
j’ai fantasmé un Naples très personnel, qui n’existe que dans
ma musique. J’ai donc écris des chansons et composer des
tarentelles. Avec Lalala Napoli nous nous sommes intéressés au coté
« Transe » de la tarentelle en accentuant la face
répétitive de cette danse, qui peux se danser jusqu’à
l’épuisement.
" (...) le printemps est aussi une qualité et il n'y a pas de raison pour
qu'un jour de printemps ne prenne pas place à n'importe quel moment de
l'année." Vernon Sullivan
C'est le printemps ! Avant le concert de la semaine prochaine à Vénissieux, voici une petite mise en bouche extraite de l'article "Le théâtre à l'italienne", rédigé par Jean-Charles Lemeunier. Grazie! Et grâce à lui, nous avons découvert Fredo Minable et sa Pizza Musicale...
« Lalala Napoli, un voyage vers
un territoire ensoleillé où pauvreté et chansons rivalisent à
l’aune de la joie de vivre.
Musique et trattoria
Enfin, le 28 mars à 20h30, avec « Lalala Napoli »,
les arias napolitaines chanteront avec les mains. Vue de chez nous,
la chanson italienne est comme un désert sans Tartares et c’est à
peine si nous connaissons « O sole mio » ou « Ti
amo ». Allez, ajoutons-y le « Svalutation »
d’Adriano Celentano et « Tu vuo’ fa’ l’Américano »
tant et tant repris — entre autres par Boris Vian sous le nom de
Fredo Minablo et sa Pizza Musicale. Et puis basta ! Pas grand-chose
d’autre à nous mettre dans l’oreille. Alors, François
Castiello, l’accordéoniste de Bratsch, et les membres du groupe No
Mad ? se paient le voyage vers un territoire ensoleillé où pauvreté
et chansons rivalisent à l’aune de la joie de vivre.
Ne nous attendons pas pour autant à des sérénades figées dans
le temps telles qu’on en entendait dans les films d’Eduardo De
Filippo des années cinquante. Non, ceux-là ont une véritable
pulsion rock avec des écarts buissonniers sur lesquels leurs
instruments (accordéons, clarinettes, violons) sont capables de nous
entraîner, qu’ils soient klezmer, manouches ou autres. Mais
parlons plus bas, car l’on pourrait bien nous entendre : « L’art,
annonçait Cesare Pavese, est la preuve que la vie ne suffit
pas. » C’est certain et, en Italie, tous s’accordent à
dire que l’une et l’autre se nourrissent mutuellement. Après de
telles pensées, il ne restera plus qu’à aller déguster un
limoncello à la cafétéria du théâtre. »